Indice entrepreneurial québécois 20161 novembre 2016 – Le nouvel Indice entrepreneurial québécois 2016 révèle quatre profils types définissant les entrepreneurs québécois: l’Individualiste, le Prudent, l’Enraciné et le Chef de file. L’indice du Réseau M est présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec et réalisé en partenariat avec l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale – HEC Montréal et la firme Léger.

En plus des 4 profils types, l’étude suit le taux d’intention d’entreprendre depuis 2009. L’Indice détaille notamment les indicateurs de la chaîne entrepreneuriale par critères démographiques et par secteurs d’activité économique.

L’Indice a sondé 2515 répondants, incluant 800 propriétaires d’entreprises québécois et 1 000 jeunes.

L’ADN DES QUATRE PROFILS DE L’ENTREPRENEUR QUÉBÉCOIS

L’Individualiste représente presque la moitié des répondants entrepreneurs de l’Indice. Foncièrement, il entreprend pour créer son emploi et occuper une niche très ciblée dans sa localité.

L’Enraciné représente plus du tiers des entrepreneurs; son entreprise peut souvent avoir de l’envergure sur le plan régional, et donc être une source d’emplois significative. Les individus de ces deux profils ne se démarquent pas par leur propension à avoir fait des études universitaires.

Le profil du Prudent, au contraire, se démarque à ce niveau. Il occupe toutefois la position la plus marginale au sein du bassin d’entrepreneurs. Sa faible propension à prendre des risques et sa faible volonté à embaucher constituent deux freins importants pour lui.

L’ADN du Chef de file est quant à lui marqué par son haut niveau d’éducation (études supérieures), son intention de s’internationaliser dès le démarrage de l’entreprise, sa volonté d’embaucher et d’innover, et sa propension à prendre des risques. Ajoutons qu’il est aussi le profil le plus représenté chez les hommes, à l’inverse du profil Individualiste qui est presque autant féminin que masculin.

« L’université, avec tout le bagage de connaissances, d’expériences et de contacts qu’elle apporte, est assurément en train de court-circuiter le cycle usuel d’internationalisation des entreprises, ramenant les premiers pas à l’étranger d’un entrepreneur au moment même de l’élaboration de son modèle d’affaires. Nous pouvons certainement faire plus pour promouvoir l’entrepreneuriat aux études supérieures, mais il faut aussi promouvoir les entrepreneurs born global », affirme Luis Cisneros, directeur de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal.

UNE CHAÎNE ENTREPRENEURIALE SOUTENUE PAR LES JEUNES ET LES IMMIGRANTS

Depuis l’année où il a été lancé, en 2009, l’Indice démontre que le taux d’intention d’entreprendre des Québécois a triplé, pour s’établir à 21,0 % en 2016. On note depuis 2015 une stabilité des indicateurs de la chaîne entrepreneuriale.

La légère hausse des intentions d’entreprendre est soutenue encore cette année par la volonté très élevée des jeunes de 18 à 34 ans (intentions en 2015 de 36,6 %, et en 2016 de 42,2 %).

Les immigrants sont présents en forte proportion au sein de la chaîne entrepreneuriale. Ils représentent par ailleurs 22,4 % des Chefs de file, une représentation importante considérant que leur poids dans la population adulte, selon l’Indice, est de 11,2 %.

Les femmes ont, quant à elles, une présence encore timide dans la chaîne entrepreneuriale. Considérant que le profil du Chef de file est fortement constitué d’individus ayant fait des études universitaires, il est étonnant que les Québécoises (plus nombreuses à l’université que les hommes) soient encore aussi peu présentes dans ce profil (22,9 %). Bien que leur plus faible propension à prendre des risques soit l’un des facteurs, Réseau M estime qu’il est important de soutenir fortement ce groupe qui constitue l’avenir de l’entrepreneuriat au Québec.

Le nouvel Indice entrepreneurial québécois 2016 a été présenté dans le cadre du Rendez-vous Réseau M 2016 auquel participent quelque 600 dirigeants d’affaires et acteurs du milieu de l’entrepreneuriat.

Source: HEC Montréal