Le Pôle a la chance d’accueillir d’extraordinaires entrepreneurs dans ses programmes (PeRM, entrePrism, Accélérateur). Nous vous proposons d’apprendre à les connaître à travers quelques questions décalées.

Ta startup en 2 mots

J’ai deux versions qui me viennent tout de suite en tête  haha

La première, très descriptive et pragmatique, serait billetterie caritative. La deuxième, qui démontre plus l’esprit de Give a seat, c’est fun et expériences.

Depuis la création de Give-a-Seat Guillaume et moi avons beaucoup de plaisir à nous réveiller le matin et travailler sur Give-a-Seat; je pense que c’Est ça qui aide à tenir malgré tous les aléas. En même temps, ça a été énormément d’expériences, on occupe tous les postes à la fois et même si c’est une petite entreprise c’est très formateur et personne ne prend les décisions pour nous. On apprend énormément et on rencontre aussi beaucoup de personnes… Rencontre serait définitivement mon troisième mot mais je le mets avec Expériences haha!

Quel endroit rêves-tu de découvrir ?

Sans hésiter : le Népal. Je suis allé étudier à Singapour en échange pour deux motivations : surf à Bali et hikking dans l’Himalaya. Pour le surf, ce fut rapide, par contre, quand j’ai pris mon billet pour Katmandou, une semaine avant de partir, à l’été 2015, il y a eu le séisme qui a tout détruit. Je n’ai pas pu y aller, mais c’est toujours dans ma bucket list : 2-3 mois, un sac à dos et des montagnes, un jour, je le ferai.

Si tu pouvais avoir un pouvoir, ça serait lequel ?

J’ai rêvé d’être Harry Potter pendant longtemps, mais je n’ai jamais eu ma lettre pour Poudlard haha. Cependant, c’est un exercice que j’aime bien faire dans les cours que je donne à Fusion Jeunesse : je demande aux jeunes durant le premier cours de dessiner leur superhéros. Ils le dessinent et expliquent pourquoi ils l’ont choisi, ça permet d’en apprendre sur eux. Je le fais aussi et le mien a deux superpouvoirs ! Celui de pouvoir voler et de parler toutes les langues. En pouvant me déplacer rapidement, librement, et en pouvant communiquer avec tout le monde, je serai à même de résoudre beaucoup de problèmes. J’ai l’impression que tous les problèmes du monde viennent souvent d’un problème de communication. Si les gens pouvaient se comprendre et mieux communiquer, il y en aurait beaucoup moins.

Si tu n’étais pas venu à HEC Montréal, qu’aurais-tu fait comme métier ?

Je serai clairement devenu professeur de sport comme mon père et mon grand frère. C’est encore dans ma tête, mais plus orienté vers une activité professionnelle reliée à l’activité physique, au corps, et à ce qu’il faut faire pour être en bonne santé. C’est quelque chose qui me tient à cœur et que j’applique dans ma vie, tous les jours.

Quelle est ta plus belle expérience ?

J’en ai beaucoup, mais ici à HEC Montréal, j’en ai eu une belle. En première année, j’ai gagné le GRA — Groupe Recrue de l’Année. Ça a été une expérience incroyable, et pas juste pour la finalité. En entrant à HEC Montréal, j’étais un peu perdu, je ne connaissais par grand monde, je n’avais ni famille ni travail, et seulement 15 h de cours par semaine comparativement à 40-45 h en prépa. J’ai donc dû apprendre à m’occuper et avoir ce grand sentiment d’appartenance avec plein de gens, faire des travaux dans le sous-sol d’étudiants québécois, c’était stimulant. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes dont mes meilleurs amis, découvrir une culture, et puis de me donner à fond dans quelque chose qui a été récompensé à la fin pour le premier prix, bref c’est une belle expérience !

Et ta plus grande fierté ?

J’ai l’impression d’avoir beaucoup de chance. Bien sûr, j’ai travaillé pour avoir mon bac, venir à Montréal, fonder mon entreprise, mais j’ai été entouré, ce qui fait que je n’ai jamais trouvé ça extrêmement difficile. Je ne sais pas trop si on peut parler de fierté dans ce cas-là, par contre… si on va dans ce sens, peut-être parler de reconnaissance et évidemment, c’est envers mes parents. C’est incroyable ce qu’ils me permettent de faire au quotidien, ils ne me mettent aucune pression, ils me font confiance et m’appuient dans mes choix, surtout que mon parcours est atypique; ils m’impressionnent par leur ouverture d’esprit.

Quelle est ta motivation pour te lever tous les matins ?

C’est peut-être un peu cliché, mais ce dont j’ai envie dans la vie c’est d’être heureux. Je n’ai pas envie de repousser ça à plus tard. Je refuse de me dire que je travaille maintenant sur quelque chose que je n’aime pas vraiment pour que ça paie plus tard. J’essaye, chaque matin, de faire ce qui me fait plaisir pour l’action en elle-même, mais qui me permet de construire aussi mon futur. J’essaye donc de poser des actions qui me font plaisir au quotidien, en touchant les autres tant que possible.

As-tu un talent caché ?

Je sais faire des back flip depuis que je suis tout petit (cf. cicatrice sur mon menton) !

Un secret sur ton partenaire, Guillaume Campeau ?

Guillaume boit beaucoup d’eau… il doit aller aux toilettes toutes les 45 minutes ! Je trouvais ça drôle jusqu’à ce qu’on décide de fonder notre entreprise ensemble et qu’au milieu d’une réunion, il se lève pour aller aux toilettes hahaha.

Tu montes dans un ascenseur et tu tombes sur LA figure entrepreneuriale pour toi, qui ce serait et que lui dirais-tu ?

Brian Chesky, cofondateur d’Airbnb, pour la culture d’entreprise qu’il a réussi à bâtir. Il a passé en entrevue personnellement les 300 premiers employés d’Airbnb et il leur demandait « Imaginons qu’il te reste un an à vivre, est-ce que tu serais là aujourd’hui ? Est-ce que tu voudrais travailler pour Airbnb ? » C’est assez extrême, mais ça a fonctionné et c’est certainement pour ça que Airbnb est l’entreprise qu’elle est aujourd’hui. Il a réussi à créer une vraie culture d’entreprise autour de ça et a su s’entourer des personnes compétences qui partagent sa vision.

Sinon qu’est-ce que je lui dirai… Si je panique, je ferai un back flip pour gagner du temps hahaha. Je lui demanderais ce qu’il pense de Give-a-Seat et s’il voudrait devenir mon partenaire pour fonder une entreprise qui s’appellerait give a house et ça serait une entreprise pour les gens qui ont trop d’argent et qui ont envie d’avoir un impact social positif hahaha. Un mélange entre Give a seat et Airbnb !

Où te vois-tu dans 5 ans ?

Toute une vie pour une startup ! On aura des bureaux à Montréal, mais Give a seat fonctionnera ailleurs. On aura exporté notre système de ventes de billets d’évènements sportifs et culturels. On aura trouvé un moyen, pour les producteurs, de convertir les billets gaspillés en un impact social positif dans toutes les grandes métropoles d’Amérique du Nord et quelques pistes en France. On sera capable de démocratiser l’accès aux évènements, et on sera une référence pour les évènements sportifs et culturels à rabais. Sans oublier qu’on aura dégagé des millions pour les œuvres caritatives, qui est une de nos missions principales.

Dans 5 ans, on te renverra donc ce portrait pour voir si tu as eu de bonnes prévisions !

Mini bio

  • Né en 1993
  • Parents : professeur de sport et institutrice
  • Arrivé à Montréal en 2013
  • B.A.A en entrepreneuriat
  • Cohorte 2016 du Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux
  • Aspiration : Résoudre des problèmes

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